Nous vous proposons aujourd’hui et dans les jours à venir, une série d’articles pour vous donner des nouvelles de nos amis vivant dans nos villes jumelles.

Aujourd’hui, c’est Oliver qui nous envoie des nouvelles de Hildesheim.
Oliver est notre interlocuteur à la mairie de Hildesheim. Nous avions eu le plaisir de l’accueillir l’an passé pour un « stage » à la mairie d’Angoulême. Il nous donne de ses nouvelles et nous explique comment cette crise sanitaire impacte le quotidien des habitants de Hildesheim.

« Je travaille de la maison et je suis seulement une ou deux fois par semaine à la mairie.

Il n´y a plus des évènements bien sûr, seulement les supermarchés, les magasins ou on peut acheter des articles d’hygiène, les pharmacies et les banques sont ouvert. Les restaurants sont fermés mais on peut prendre les repas pour la maison. Il est encore possible de se promener, mais seulement à deux personnes ou si c’est une famille qui habite dans une maison, bien sûr toute la famille.

La ville est-elle touchée par l’épidémie ? Y a-t-il des cas d’infection ?
Oui, nous avons 150 personnes dans tout le Landkreis Hildesheim (+1 de dimanche à lundi), 30.03.2020, 13:30

Quelles mesures ont été mises en place à l’échelle nationale (et régionale) contre cette épidémie ? Et à l’échelle de la ville ?
La région de Basse saxe a interdit au public de se réunir et il faut que tout le monde reste à 1,5 mètre. Restent seulement des rencontres professionnelles qui sont nécessaires. Les magasins nécessaires sont ouverts et les magasins qui ne sont pas nécessaires pour vivre sont fermés. Voilà les règles officiels au Basse saxes en allemand.

La mairie a seulement une entrée centrale où les personnes vont. Les autres portes sont fermées. Bien sûr, la mairie peut être contactée par téléphone, mail, fax ou courrier. Beaucoup de collègues travaillent à la maison. Quelques collègues sont encore à la mairie. Il y a une ligne de téléphone de la mairie où les entreprises de la région peuvent avoir des informations pour résoudre les problèmes financiers.

Au supermarché, il ne faut prendre qu’un seul chariot de courses. Il est interdit de prendre un article en trois exemplaires et on peut payer seulement avec la carte bancaire. Le papier-toilette est souvent vendu. Les pâtes et la farine aussi. Mais les autres produits sont encore en quantité suffisante.

Quelles sont les répercussions sur ton quotidien, comment vis-tu la situation ?
Personnellement, je ne vois plus mes parents, seulement par video téléphone, je ne rencontre personne, seulement Anja. Je vais au supermarché seulement une fois à deux semaines. Je travaille à la maison pendant la journée. Mais après, la vie est très simple et calme, parce que je reste à la maison. Mais quand je vois les journaux avec les informations sur le coronavirus, ça fait peur. Quelquefois le weekend, je quitte la maison pour faire du sport ou pour aller en voiture à la campagne pour se promener seul.
Je pense souvent au moment après le virus ou on pourra à nouveau rencontrer des amis. Je pense aussi souvent au temps heureux, en Octobre 2019 chez vous. Aujourd’hui, ce serait ce ne sera pas pensable.
Qu’est-ce qui a changé dans votre ville? Quelle est l’ambiance générale ?
La ville est plus calme maintenant, plus d´évènements culturels, quelques fois ils font des évènements par internet de la maison. Beaucoup de magasins sont fermés, c´est très triste pour l´économie. Les gens restent calmes, mais tous les gens dont l’activité professionnelle a dû être stoppée sont inquiets. C´est très dur pour eux. Beaucoup de personnes ont demandé des aides de l´état pour vivre.

Avez-vous vu se développer des réseaux de solidarité locale, pour aider les personnes vulnérables face à l’épidémie ? Si oui, as-tu un exemple ?
Il y a beaucoup de groupes comme « Pulse of Europe » ou la « Junge Union » qui s´engagement pour aider les personnes âgées. On peut acheter aussi des bons d´achat dans des magasins fermés, pour les aider à surmonter cette situation dure.

Il y a des problèmes de main d’œuvre à la campagne pour réaliser les récoltes. Habituellement, beaucoup de polonais venaient travailler dans les champs pour la période des récoltes. Alors, il y a un site internet qui propose aux personnes ne pouvant pas travailler dans des magasins, de venir aider les agriculteurs.

As-tu connaissance d’exemples de solidarité internationale (gouvernementale, associative ou initiatives personnelles) faisant face à la crise sanitaire ?
Oui, il y a des patients italiens qui ont été hospitalisés en Basse Saxe.

Voilà un autre exemple de la solidarité internationale

Quels sont les échos de la situation en France ?
Dans la presse on peut lire beaucoup sur la situation en France. Je suis triste de voir qu’il y a déjà 2602 décès en France (30.03.2020). Mes pensés sont avec vous !
Voilà une photo de la place du marché aujourd’hui. Normalement il y a beaucoup de monde sur cette place.

J´espère que tous et toutes de vous resterez en bonne santé! À bientôt! »

Merci Oliver pour ton témoignage! Bon courage pour la suite de ce confinement.

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